Les cafés Chapuis, 10ème anniversaire

Le vendredi 6 novembre 2026, le Village Chapuis fêtera son dixième anniversaire à Saint-Étienne. Pour l’occasion, Café Chapuis proposera une journée ouverte à tous, rythmée par des dégustations, des démonstrations de latte art, une visite du musée et un jeu-concours.

Dix ans après son ouverture, le Village Chapuis entend célébrer cet anniversaire sous le signe de la convivialité et de la découverte. Le vendredi 6 novembre, de 10 heures à 19 heures, le site situé rue des Aciéries, à Saint-Étienne, accueillera le public pour une journée consacrée à l’univers du café.

Au programme, plusieurs animations permettront aux visiteurs de découvrir les produits et les savoir-faire de la maison. Des dégustations de cafés seront proposées, tandis qu’une cuvée spéciale, baptisée « Café 10 ans », sera dévoilée à l’occasion de cet anniversaire. Les visiteurs pourront également découvrir l’histoire du café et ses savoir-faire grâce à une visite du musée. Un jeu-concours permettra par ailleurs de remporter différents lots.

Les futurs baristas à l’honneur

Cette journée anniversaire sera également marquée par la participation des élèves du lycée hôtelier du Renouveau, inscrits au certificat de spécialisation Barman & Barista. Ils réaliseront des démonstrations de latte art et proposeront des animations autour du café, offrant au public un aperçu des techniques et des exigences du métier de barista.

Cette collaboration met en lumière les liens entre la formation professionnelle et le monde de l’entreprise. La chargée d’événementiel des Cafés Chapuis et le professeur de la formation Barman & Barista sont eux-mêmes d’anciens élèves du lycée du Renouveau. Un parcours qui illustre la continuité entre apprentissage, transmission des compétences et insertion dans les métiers de la restauration.

Au-delà de la célébration, cette initiative vise ainsi à valoriser une formation locale et à faire découvrir les talents de demain.

Une entreprise locale tournée vers le café

Implantée à Saint-Étienne, Café Chapuis est spécialisée dans la sélection, la torréfaction et la commercialisation de cafés. L’entreprise accompagne aussi bien les particuliers que les professionnels, notamment les cafés, les hôtels, les restaurants, les collectivités et les entreprises, en proposant des solutions adaptées autour du café et de ses équipements.

Avec cette journée anniversaire, le Village Chapuis souhaite remercier ses clients fidèles tout en invitant de nouveaux visiteurs à découvrir son univers. L’événement se veut accessible à tous, amateurs de café comme simples curieux.

Informations pratiques :

Date : vendredi 6 novembre 2026

Horaires : de 10 heures à 19 heures

Lieu : Village Chapuis, 35 rue des Aciéries, 42000 Saint-Étienne

Entrée : libre et gratuite

En partenariat avec Radio Gaga 42 et minformer.com, à l’occasion des dix ans du Village Café, nous avons rencontrer la dirigeante Cécile Chapuis qui retrace au micro de Radio GAGA 42, l’histoire familiale de l’entreprise. Elle explique comment une petite épicerie fine est devenue un torréfacteur régional. L’entretien explore les évolutions de la consommation, l’approvisionnement et le commerce équitable, ainsi que les gestes techniques qui déterminent le goût du café. Il présente aussi les métiers de la filière et les origines du musée du café, conçu pour faire découvrir le produit au public comme aux professionnels.

Une entreprise familiale ancrée dans la région stéphanoise

Cafés Chapuis est née d’une petite épicerie fine rachetée par le grand-père de Cécile Chapuis à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, vers 1945. Passionné de café, il a spécialisé l’entreprise dans la torréfaction, une activité poursuivie par son fils puis par Cécile. La société torréfie de manière traditionnelle et distribue ses cafés dans la région stéphanoise et plus largement en Auvergne-Rhône-Alpes, notamment auprès des cafés, hôtels et restaurants, mais aussi en grande surface. Elle compte 30 personnes, auxquelles s’ajoutent les trois employées du Village Café, qui constitue une structure distincte. Pour Cécile Chapuis, voir des clients reconnaître la marque dans un établissement de la région est une source de fierté, car elle représente une PME attachée à son territoire.

L’entretien oppose ensuite la consommation quotidienne du café à l’intérêt croissant pour ses origines, sa préparation et ses modes d’extraction. Le café reste un produit courant, mais peut aussi devenir un produit de découverte, voire de luxe. L’offre s’est diversifiée : espresso, ristretto et americano côtoient des méthodes de filtration douce comme le Chemex, le V60 ou la cafetière à piston. Les boissons gourmandes, notamment à base de lait ou de laits végétaux, attirent aussi de nouveaux consommateurs. Pour autant, ces tendances prolongent des pratiques anciennes ( comme le café au lait) plutôt qu’elles ne remplacent les fondamentaux.

Volume, commerce équitable et nouvelles habitudes de consommation

Cafés Chapuis traite environ 800 tonnes de café vert par an, dont plus de la moitié est certifiée bio et équitable. L’entreprise s’est engagée dans ces démarches depuis environ quinze ans. Cécile Chapuis souligne que la qualité durable du café dépend aussi de conditions justes pour les producteurs : cultiver et récolter le café représente un travail important, qui doit être rémunéré correctement. Elle explique que les préoccupations environnementales et sociales ont pris davantage de place au fil des générations et que les aléas climatiques rendent ces enjeux particulièrement importants.

Les baristas, précise-t-elle, ne sont ni des torréfacteurs ni des acheteurs de café vert : leur métier consiste à préparer le café de la meilleure manière possible et à le restituer au client, sous différentes formes et recettes. Les jeunes professionnels s’intéressent à l’ensemble de ces usages, des méthodes de préparation aux cocktails. Quant à la consommation, elle est plutôt stable, voire en hausse à l’échelle mondiale du fait de l’augmentation de la consommation en Asie. Les modes d’achat évoluent toutefois : après la popularité des capsules, le café en grains regagne du terrain, notamment parce que les machines à grains sont devenues plus accessibles et que les consommateurs veulent mieux voir et toucher ce qu’ils achètent.

Sélection des cafés, achats sécurisés et maîtrise de la torréfaction

Cécile Chapuis nous explique que les petites entreprises ne peuvent pas nécessairement se rendre sur place pour sélectionner chaque lot. Cafés Chapuis travaille avec des coopératives et des producteurs connus, reçoit des échantillons avant l’embarquement et peut échanger à distance avec ses partenaires, notamment en Colombie. Elle a également visité l’Éthiopie, berceau historique du café, et des coopératives certifiées équitables. Elle y a observé des effets concrets de ces démarches : prévention du travail des enfants, accès à l’hôpital et amélioration des moyens de transport nécessaires à l’acheminement du café.

L’entreprise achète par l’intermédiaire d’importateurs. Ceux-ci apportent une infrastructure et une sécurité importantes : ils contribuent à garantir l’embarquement, la disponibilité et la qualité du café, alors que l’acheter directement peut nécessiter un paiement avant d’avoir vérifié que le lot correspond aux attentes. Le prix dépend également des cours de la bourse et des variations du dollar, ce qui le rend fluctuant. Pour une PME, explique Cécile Chapuis, économiser quelques centimes ne compense pas forcément le risque lié à un achat insuffisamment sécurisé.

La régularité du goût repose ensuite sur le travail du torréfacteur. À l’arrivée des échantillons, celui-ci les déguste, puis adapte la cuisson au café et au profil recherché. Un même café peut donc avoir un goût différent selon la torréfaction choisie. Chez Chapuis, une cuisson dure généralement de 18 à 20 minutes, contre environ 3 à 10 minutes dans certaines torréfactions industrielles. Le café perd environ 20 % de son poids à la cuisson ; selon Cécile Chapuis, certaines méthodes industrielles compensent cette perte par l’ajout d’eau, tandis que la méthode traditionnelle de l’entreprise n’en ajoute pas. La durée et les courbes de température varient selon les grains : une cuisson plus rapide et plus poussée peut convenir à un profil « à l’italienne », tandis qu’une torréfaction trop foncée risque de rendre certains cafés plus amers.

Recettes, métiers de la filière et différences entre arabica et robusta

Les assemblages reposent sur des recettes propres à chaque torréfacteur. Cafés Chapuis conserve notamment une recette historique créée par le grand-père de Cécile Chapuis pour son paquet emblématique, l’Arabie. L’entreprise rassemble par ailleurs une diversité de métiers : production, fonctions administratives, vente auprès des cafés-hôtels-restaurants, commerce en grande distribution, boutique, préparation de café et maintenance des machines. Certains postes sont difficiles à pourvoir, car les formations correspondantes sont rares ou inexistantes. Le technicien de machines à café, par exemple, doit non seulement diagnostiquer et réparer les pannes, mais aussi intervenir chez des clients différents et s’adapter à leurs besoins.

Sur la distinction entre arabica et robusta, Cécile Chapuis rappelle d’abord que ces catégories recouvrent une grande diversité de cafés. De manière générale, le robusta apporte davantage de corps et de force, avec légèrement plus de caféine, tandis que l’arabica est souvent plus aromatique, avec des notes qui varient selon son origine. La provenance compte, mais la méthode de traitement après récolte influence également le profil. Parmi les méthodes principales, elle distingue le traitement lavé, qui donne souvent des cafés plus aromatiques et des notes florales ou fruitées, et le séchage en coque, qui tend à produire un café un peu plus puissant. Ces différences relèvent donc à la fois du lieu de culture et du traitement, plutôt que de la seule opposition arabica-robusta.

PXL_20261030_110733387-1024x768 Café Chapuis : héritage stéphanois, savoir-faire artisanal et culture du café

Le Village Café, musée et lieu de transmission

L’idée du Village Café vient d’un souhait de longue date du père de Cécile Chapuis : créer un musée consacré au café. Lorsque l’entreprise a ouvert sa boutique, elle a choisi d’y adjoindre un espace pédagogique destiné à expliquer la culture du café, ses pays producteurs et ses différentes étapes, au-delà de la seule histoire de la marque Chapuis. Le lieu accueille environ 1 000 à 2 000 visiteurs par an, selon les périodes. Sa capacité étant limitée, certains groupes — notamment des groupes d’environ 40 personnes — doivent être répartis en plusieurs visites.

Le Village Café sert aussi de lieu de dégustation, de restauration et de réunion. Il permet de présenter de nouveaux cafés aux clients et constitue un appui pour les formations de Cécile Chapuis sur le café vert, ainsi qu’une vitrine professionnelle pour l’entreprise. 

L’intégralité de cet entretien est à retrouver ICI

https://www.minformer.com/2026/10/31/cafe-chapuis-heritage-stephanois-savoir-faire-artisanal-et-culture-du-cafe/

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 02/11/2026