Pat Françon (1er octobre 1950-27 juin 2026)
C’est avec une immense tristesse et une profonde peine que j’ai appris le départ brutal de mon ami Patrick Françon, notre fameux « Pat », qui nous a quitté ce samedi 27 juin 2026.
J’ai eu la chance de le connaître, il y a plus de vingt cinq ans au club de la presse de Saint-Étienne et de la Loire et j'ai suivi au fil des années sa carrière comme journaliste à La Gazette de la Loire ou encore à Europe 2 puis un tant chef de cabinet à la mairie de Firminy avec Dino Cinieri ou encore comme attaché de presse au conseil départemental de la Loire avec le docteur Bernard Bonne.
Grâce à Pat, j'ai pu rencontrer le monde de la presse stéphanoise et les personnalités ligériennes de tout bord et je le remercie sincèrement. Nos coups de fil quotidiens vont me manquer et nos échanges de livres aussi.
Puis, au fil de notre amitié, nous nous sommes rapprochés et aidés mutuellement. Ainsi, nous avons participé ensemble à l'aventure du blog Politique 42 avec l'aide logistique d'Eric Berlivet puis du site internet Le Grisou avec Maxime Petit et Maurice Duchesne.
Ces six dernières années, à la retraite, Pat était heureux entre les interviews du samedi avec Gilles et les brèves journalières puisées aux meilleures sources car Pat était toujours pendu à son téléphone avec ses multiples correspondants.
En effet, après sa déception avec la fin brutale de son aventure avec l'équipe de 42 TV, Pat n'avait plus de médias et j'ai ainsi favorisé la rencontre et le rapprochement avec notre ami Gilles Charles (fondateur du site M'Informer.com et créateur des vidéos de Radiogaga).
Pat était un passionné de politique et à chaque campagne électorale, il semblait revivre, les coups de fils s’accéléraient et son amitié pour son ami politologue Daniel Navrot le ravissait. Sa passion pour l'actualité locale était vivace (le dernier procès médiatique à la mairie de Saint-Étienne en était l'exemple) et il était profondément attaché à notre territoire, Patrick connaissait tous les journalistes et les politiques car très souvent, il les avait côtoyé car il les avait pris en stage avec lui dans les différents médias où il avait été employé.
J'ai une pensée pour son fils Aubry, sa fille Sandie, ainsi que de ses petits-enfants dont il me parlait très souvent au téléphone. Il se réjouissait de partir prochainement quelques jours en Haute-Loire non loin d'Usson-en-Forez pour profiter d’eux et partager ces précieux moments en famille. Avec notre ami Eddie Haytayan, nous y sommes allé et nous avons pu partager ainsi un vrai moment d'amitié détendu.
Cette disparition brutale va nous laisser un immense vide auprès de ses proches, de ses amis (je pense plus particulièrement à son ami Jean-Pierre Gay son ami d'enfance à qui j'ai appris la triste nouvelle samedi soir en pleine réunion avec ses amis), de la grande famille des journalistes ligériens, mais aussi auprès de toutes celles et ceux qui ont eu le privilège de croiser sa route. À Aubry, à Sandie, à son épouse, à ses petits-enfants, à toute sa famille et à tous ceux qui l’aimaient, j’adresse mes pensées les plus sincères et les plus affectueuses.
Sa famille peut être fier de notre ami Patrick et aussi fier du journaliste qu’il a été, fier de l’homme qu’il était, et de l’empreinte qu’il laisse dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu. Je te dis au revoir, mon ami Pat et je te remercie pour ton engagement, pour ton amitié et pour tout ce que tu as apporté à notre territoire. Tu vas profondément me et nous manquer.
Quelques témoignages :
Eric Berlivet :
« Dès cette époque, il incarnait déjà ce qui fait les grands journalistes : une curiosité insatiable, une exigence de vérité, le goût de l’investigation et une passion intacte pour l’information. Pat vivait pour son métier. Journaliste de la presse écrite et radio, il n’avait jamais cessé de raconter, d’expliquer et de transmettre. Encore ces derniers jours, il préparait des brèves pour un média d’information en ligne. Jusqu’au bout, il aura exercé ce métier avec la même énergie, la même rigueur et le même enthousiasme.... Passionné de politique, d’actualité locale, profondément attaché à notre territoire, Patrick était respecté de tous. Respecté par ses confrères journalistes, dont beaucoup perdent aujourd’hui un ami autant qu’un collègue. Respecté aussi par les responsables politiques de tous horizons, de droite comme de gauche, qui savaient pouvoir compter sur son professionnalisme, son intégrité et son indépendance. Toujours fidèle à ses valeurs humanistes, il exerçait son métier avec honnêteté, exigence et bienveillance. Au-delà du journaliste, je veux saluer l’homme. Un homme chaleureux, fidèle en amitié, généreux et profondément attaché à sa famille. »
Dino Cinieri
« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Pat Françon, notre Pat. Journaliste ligérien bien connu et respecté, j’ai eu la chance de bien connaître Patrick au fil des années, notamment à travers ses interviews sur Radiogaga et dans les médias locaux. Homme de terrain, passionné par notre territoire, il incarnait un journalisme proche des gens, rigoureux, direct et toujours animé par une vraie curiosité pour la vie publique, les élus locaux et les initiatives qui font vivre le département de la Loire. Que ce soit lors de nos échanges sur l'assemblée nationale, la région Auvergne Rhône Alpes, la ville de Saint-Étienne, le parc du Pilat, la vie politique ou les enjeux du quotidien, Patrick était un interlocuteur exigeant mais loyal, qui savait poser les bonnes questions avec cette pointe d’humour et cette authenticité qui le caractérisaient. Sa voix et sa plume manqueront à notre département où il laisse le souvenir d’un journaliste engagé, d’un ligérien pur jus qui aura accompagné, avec fidélité, l’actualité de notre région pendant des décennies. »
Maurice Vincent
« Le décès brutal de Pat Françon plonge dans la stupéfaction les acteurs de la vie politique, économique et sociale de la Loire qu’il avait à cœur d’inviter régulièrement pour évoquer leurs projets, leurs idées, leurs initiatives, la publication d’un livre, etc. Passionné par notre territoire, il a prolongé sa carrière de journaliste par ses émissions chaleureuses, ouvertes aux points de vue les plus divers, aux actuels et anciens élus. Son souci d’informer était permanent et indispensable à une démocratie vivante. Je garderai un souvenir ému de nos échanges, certains très récents, et de son engagement pour notre ville et notre département. Toutes mes condoléances à sa famille, ses enfants et ses proches. »
Régis Juanico
« C’est avec une profonde émotion que j’ai appris le décès brutal de Patrick Françon. Journaliste indépendant, ancien journaliste à La Gazette de la Loire et chroniqueur politique sur Radio Scoop, Patrick Françon était une figure reconnue de la presse ligérienne. Pendant de nombreuses années, il a couvert avec passion, exigence et indépendance la vie politique, économique et sociale de notre territoire. Curieux, rigoureux et profondément attaché à la recherche de la vérité, il exerçait son métier avec un professionnalisme unanimement salué. Au-delà de ses qualités de journaliste, Patrick Françon était un homme de dialogue, apprécié pour sa bienveillance, son humanité et sa fidélité en amitié. Son regard éclairé sur l'actualité et sa connaissance fine de la vie locale faisaient de lui un interlocuteur estimé par l'ensemble des hommes et des femmes politiques, quelles que soient leurs sensibilités. Il laisse l'image d'un journaliste libre, intègre et passionné, qui aura durablement marqué le paysage médiatique ligérien. Son engagement au service de l'information et de notre territoire restera dans les mémoires. En mon nom personnel, ainsi qu'au nom de la Ville de Saint-Étienne et de Saint-Étienne Métropole, j'adresse mes pensées les plus sincères à son épouse, à ses enfants, à ses petits-enfants, à l'ensemble de sa famille, ainsi qu'à ses confrères journalistes et à tous ceux qui ont eu la chance de le connaître. »
